LaMery_On_the_run

Un blog sans prétensions (all photos by Lamery-et Mathieu)

25 juin 2008

1 litre achete, 10 litres puisés

volvic


Ou comment laver sa conscience de consommation absurde dans de l'eau très pure

Merci Volvic!

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27 mai 2008

Words for a song to be

Lover says

Lover says he’s sorry being an idiot/ should have listened to me

lover says I told him/ and still he went ahead

            hungry little vampires/feed on vodka lime and berries

Lover never experienced this with anyone before

lover says its sweet/ says it’s sweet but dangerous

lover says men are foolish/ if they don’t see the woman you are

the woman you are/ is sweet but dangerous

            hungry little vampires/feed on vodka, smoke and berries

Lovers set fool boundaries /not to hurt not to be hurt

My lover’s a fool in Love/we build boundaries for sweeties

             

            hungry little vampires need the boundaries of daylight

The woman you are/ is sweet but dangerous

LaMery’08

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L’amante cendrillon

Je suis l’amante cendrillon

citrouille du matin, 10h, midi…

Je suis l’amante aventure, avant l’heure

escaladeuse de tes sables mouvants

L’amante intermittente

                                               absente

L’amante qui surgit du froid

Je suis l’amante qui se fâne à l’aurore

craignant les lueurs

petit vampire apeuré

Je suis l’amante cendrillon

Citrouille dissolue

L’amante perceuse

de tes murs de béton

LaMery’08

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08 mai 2008

Free at Last

and got my life back, or what remains of it.

ex-toubab, transparent again.

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16 janvier 2008

La vie en standby

- ou la reconnaissance d’un échec sauce toubab

 Fin Octobre 2007, j’ai mis ma vie en standby pour pouvoir survivre dans ma tête. J’ai fui un désespoir de grisaille, métro et photocopies pour m’enfoncer dans un autre, fait de budgets sans queue ni tête, d’isolation géo-sentimentale et d’amateurisme enrobé de bonnes intentions sur fond d’arrogance ethnocentriste. Je me suis exilée dans un bled sans âme, au fin fond d’un continent tourmenté qui tourne en rond, sur la pente raide et sans espoir. Voulant croire qu’il suffirait d’une terrasse d’où on peut regarder les étoiles dans la nuit calme pour me calmer, comme autrefois dans un certain désert. Mais la sérénité n’est pas venue.

 Aujourd’hui je regarde ce continent sans tendresse,  parfois avec trop de pitié (indésirable, la pitié, je sais), parfois avec une rage sourde et stérile. Sans aller au fond des choses et des gens, je ne vois que sa surface rugueuse et devastée, déforestée, érodée, fatiguée. Je n’ai plus l’état d’esprit pour le juger à sa juste valeur, pour apprécier ce qui, j’en suis sure, se cache sous les couches de poussière, corruption et manques. Toute l’humanité cachée. Je ne veux d’ailleurs pas tout définir en termes de manque, je me prends pour qui ? et pourtant c’est ce qui me vient à l’esprit en continu, sans vraiment le connaître, ce bout de continent a la surface traversée de plaies qui n’en finissent pas de cicatriser.

Je n’ai plus l’envie, la force d’aller vers les gens, d’apprendre ces langues, de comprendre ce qui leur arrive. Ou bien ces rôles que j’emprunte ici, illégitimes, empêchent l’envie. Parce que quand je l’ai essayé ça n’a rien donné, si ce n’est une connaissance un peu moins ignorante, et donc plus angoissée de ces contextes. Parce que au fond de moi je sais que cela ne suffira pas à calmer cette rébellion de l’injustice qui se loge dedans depuis l’enfance. Que quoi que je fasse ça ne changra rien. Je suis toute petite. Le passé des Afriques qui m’ont comblé est révolu, des Afriques construites et représentées dans ses plus belles parures. Je n’attend plus rien de celle ci, je veux partir et ne plus revenir, ne plus entendre parler de cette Afrique qui ne s’en sortira pas. Je ne peux rien pour elle. Je n’ai pas su la comprendre, je ne saurai pas la sauver. Je reste donc la toubab, la passante, l’inconnue, comme dans le temps de Tombouctou. Isolée en corps et âme, sans envie de rentrer dedans, elle se limite à ces trajets de

200 metres

entre la maison et le bureau, sur cette route qui traverse ce grand village, comme tant d’autres et au délà.

 Je n’ai plus l’état d’esprit de la première jeunesse devant qui tout est possible, et l’Aventure n’était pas au rendez vous (ou bien ?). Je n’ai pas retrouvée la beauté de l’Afrique qu’on voit dans les monographies. Je me demande ou a-t-on volé ces images, ou se trouvent elles, je ne les vois pas autour. Ou bien j’ai peut -être perdu toute capacité de regard, et ce constat est terrifiant pour quelqu’un qui rêvait de raconter des histoires avec des images…

 Je déteste l’idée de me raconter, et tous ces récits ne disent rien de l’Afrique mais de ceux qui l’ont photographiée, inventée, representé, construite, et présentée à l’autel de la consommation occidentale. Je vois des livres sur ce Darfour de poussière et d’injustice, j’apprends rien sauf la vie d’expat, d’humanitaire, et regardez nous, quel bon boulot on fait, comment on est important, logo en dernière page, les noms de cette expat en couverture, sur fond de désert et turbans blancs, on revient a la case départ des réprésentations de l’Afrikeopaque. Je vois aussi des livres d’une beauté irréelle, magnifique maitrise de la lumière, des couleurs, chaque image une œuvre d’Art, simultanément volées et construites en un instant de flash, à coup de portefeuille, ne regardez pas la caméra, on exprime ici dans cet instant de grâce l’exotisme sans cesse renouvelé pour la consommation occidentale, mais tellement beau. Je m’étais dit que jamais je ne payerais pour une image prise. Elle seraient prises, justement, pas payées, pas monnayées, ou elle ne seraient pas, et de la cette incapacité que j’ai avec les images, ici, et de là qu’elle m’apparaît encore opaque, cette Afrique.

 Puis on voit aussi l’autre Afrique, toujours à vendre, des enfers des guerres qui n’en finissent pas, des injustices, l’Afrique des horreurs qui nous soulage, puisqu’elle nous confirme dans notre idée que cela n’arrive qu’aux autres, que nous on à la chance, de ce coté de l’écran, on se dit passant la page, elle est ou la télécommande…

 Et pourtant je me raconte, ici! quoi d’autre? Merde.

 On a construit l’Afrique en mythe pour mieux la digérer, nous, toubabs arrogants ignorants, agressifs, avides d’exotisme et mangeurs d’Aventure, depuis le temps. C’était l’Afrique des savanes, des lions, des gens a la peau noire vivant dans des huttes, souffrant de la sécheresse, des forets vierges et mystérieuses, des « traditions » qui nous confortaient dans notre « civilisation », des famines et déserts, de sang et des mines, des guerres et chaleur. On les a construites, puis exportées, exhibées, vendues, violées, expoliées, ces Afriques.  Mais je n’arrive pas à voir au delà. Je reste une toubab. Dans mon bureau de toubab, en surface. Echec.

 En surface, il n’y a pas grand-chose a voir pour ce qui regardent sans voir : toubabs frustrés, comme moi, circulez . Il y a une certaine violence, et les malheurs voilés des masses qui se fondent comme les visages des enfants  ronds, leurs yeux comme des charbons brûlants. On voit juste un peu de poussière, des feux de brousse, la débrouillardise quotidienne, le riz, les palmiers et les trous sur les routes. Je n’ai plus l’état d’esprit pour cela, tous les jours. Je n’ai plus l’illusion d’une possible découverte humaine ou la recherche d’une certaine beauté, et je n’ai jamais eu l’illusion de l’intervention humanitaire, et le débat sur l’ingérence et ses dérives.

En surface ce sont les réunions pour mettre ensemble et à jour nos incompétences diverses, qu’elles viennent du dedans (ong « locales », autorités) ou du dehors (ong « internationales »). Des non-lieux locaux et a la limite de l’absurde, où on s’assied, on attend, on s’amuse presque, on s’exerce dans la langue de bois et l’écoute patience et politiquement correcte, en réaction a une situation oh combien humainement incorrecte.

 En surface c’est toubab toubab sur la route, bonjour vous allez bien? et la petite gestion quotidienne d’une ong qu devient virtuelle, ong écran, ong logo, pour faire le mieux possible, le moins mal possible. En surface c’est la routine terrible et le constat de la détresse qui attend nos collègues du bureau et du terrain, quand ils voient qu’ils ne sont pas pris aux sérieux, quand ils voient que ça va finir, qu’on est des pantin, des pions, que leur contexte, leur pays, leur « urgence » n’est pas si urgente, si importante, si vendable, pour les décideurs bailleurs occidentaux. En attente. Je n’ai plus la force, je n’ai probablement pas les capacités, et surtout, je n’ai pas l’envie. C’est la vie en standby, au fin fond de l’Afrikopaque.

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28 décembre 2007

OPG-Organisation Para-Gouvernementale

Sur un ton plus serieux et moins personnel, au dela des envies, il est difficile de ne pas se poser la question de ce que on fait ici, petits soldats de l'humanitaire, insignifiants, depenseurs de l'argent de la culpabilite occidentale, pourvoyeurs des services et des emplois aux acteurs locaux, sauvant quelques enfants qui mourront le lendemain.  L'humanitaire n'est rien qu'un business comme les autres. C'est quand il tourne en rond dans son ineficacite, quand il devient arrogant, cherchant a justifier sa propre presence, ou serviteur des volontes d'autres puissants, qu'il devient pitoyable.

Ici, cela fait trois ans que les refugies sont rentres, de la main du HCR, au village (ou ce qu'il en reste) a quelques km, de l'autre cote des frontieres de la foret deforestee. Et avec eux, l'interet des medias et les financements des bailleurs, parce que comme vous savez, seule la mort Vend, et Bouge les coeurs et les portefeuilles.

Rien n'echappe au Politique: rester, partir. Ils ont sauve quelques vies, oui, ceux la meme qui continuent dans la survie aujourdhui, de retour la bas, ou refusant de partir, encore ici. Celle que la survie a rattrappe depuis, la survie, laide, celle des trois tiers de la planete. Donc pourquoi ici et pas ailleurs? ils devraient etre partout! partout! La vieille bonne pauvrete et ses cercles vicieux, les maladies, la mort inutile des innocents par malnutrition, l'eau sale ou inexistante, les etats defaillants ou meme tyraniques, le travail sous un soleil de plomb aux champs de plus en plus affectes pqr le detraquement climatique. Les manques, tous les manques. Mais il faut rester. Les besoins sont la. On va tout changer. On peut changer les choses. On peut changer le monde...Ah! Mais ils sont aussi la bas, puis encore la bas, et plus loin. Pourquoi ce village et pas son voisin? Pourquoi ce pays, cette region, ce continent?

Les toubabs entetes, pantins des bailleurs et complaisants dans leur role (les gentilles) veulent garder leurs salaires et leur croyance en un monde meilleur grace a eux...ils apportent le savoir, vont apprendre aux gens comment se laver les mains, comment travailler leur champs, comment faire des puits. Vont apporter les traitements pour la malnut, vont tout sauver. Ils vont sauver l'Afrique d'elle meme, et leur ame par la meme ocasion. Ca s'appelle un partenariat. Le mot est a la mode, ici ou les modes recyclees finissent leur vie, comme des vehicules de seconde main, des fringues de seconde main. Au continent des importations Chinoises, ou rien n'est construit ni produit, la ou l'economie est sous perf, le partenariat est le mot d'ordre, pour la survie de tous. Et le gouvernement trop content, de voir ces toubabs fous et sots (qui ecoutent si attentivement aux reunions) faire son travail a sa place. Et il demande parfois des generateurs, des laptops, du carburant. Vous voyez, c'est dans le cadre de notre partenariat relatif aux activites nutritionelles. Ah bon. Ah il faut aussi prendre en charge les personnes vivant avec le VIH, les enfants de meres seropositives. Les repas des meres des enfants malnutris a l'hopital. Ne reste alors que la langue de bois. Ma maitrise en est faible encore. Ma patience est faible encore.

Les villageois ne disent pas non a un forage, les societes d'outillage et creusage non plus, les dealers en carburant non plus. Les femmes diront pas non a des ateliers de nutrition avec nourriture gratuite. Parce qu'on leur apprend a cuisiner pour que leurs enfants reprennent du poids. Ca marche, ils reprennent du poids. Puis on arrete, on s'en va, et tout redevient comme avant. Mais ca on ne veut pas le voir, on est trop occupes a chercher les prochains financements. Dans 5 ans les forages seront gates, les vieilles habitudes alimentaires reprises, la monoculture qui esclavise continuee, la secheresse avancee. 

12 ans de presence humanitaire, de bailleurs de la Banque et tout le tralala, et aujourdhui 90 femmes sur 1000 meurent des raisons liees a l'accouchement. Cela fait presque 10%. 50 ans de cooperation internationale, d'independance!

Ce pays souffre les memes problemes structurels que le reste du continent, et de la decoule le reste. Et cela ne changera pas, simplement parce que il ne convient pas que cela change. Pourquoi s'obstiner? Cet etat pourrait utiliser les ressources de la perf annuelle du GrandBailleur, si seulement il avait qqchose a faire des gens qu'il  a massacres lors des evenements de janvier-fevrier 07. C'est pas le cas. Toubabs du monde entier, arretez de vouloir sauver des vies, rentrez chez vous. La misere est partout, puisque vous en avez tellement besoin, sachez la voir chez vous.

Certains toubabs sont tellement cons dans leur mission salvatrice et redemptrice, qu'ils finissent par perdre la tete et kidnapper des enfants orphelins des guerres deja oubliees. Les etats defaillants jouent sur le passe et les richesses de leurs terres pour manipuler le systeme qui viole leurs populations et remplit leurs poches, jusqu'au prochain coup d'Etat. 103 millions d'euros un par enfant. Ruses, ces Chadiens. Faut bien qu'ils financent leur guerre avec le Soudan...

Il faudrait quoi, alors?

Deja, la volonte politique. Puis une certaine justice a l'OMC. La protection des marches africains. Leur creation d'abord, epitt a petit. La fin des mafias de traffics d'or, diamants et autres pierres. Des investissement prives, petits et grands, de 'etat, des la societe civile (mais sans corruption!) des produits manufactures,de la creation de valeur ajoutee, au niveau local, national. Pour cela, de l'education de base mais aussi l'apprentissage d'un metier, un vrai. L'apprentissage de la citoyennete, du respet de soi meme. Et puis l'arret des arrangements geostrategiques nuisibles aux humains, l'arret de l'hipocrisie internationale et son indigne diplomatie.

Ca fait bcp pour des simples toubabs bien intentionnes.

Kissi, 28 Dec07

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Marcher....

J’ai envie de marcher dans la ville, la vraie ville, le béton, les maisons en pierre polie, decoree, les sgraffites, les balcons, plusieurs étages, paysage urbain rassurant, familier. En velo, a pied. Me perdre dans les quartiers de Bruxelles. J’ai envie de marcher dans la ville de flâner dans les ruelles de regarder ces magasins pleins de vide, qui parfois vendent des choses belles ; m’asseoir dans un cafe avec des grandes vitres, prendre un thé et parler, de tout et rien, ou bien lire des journaux, des magazines, en attendant un rendez-vous.


 

J’ai envie de voir autre chose que les maisons poussiéreuses leurs araignées et leurs lézards, les murs en ciment grossier craquelés de partout, les bouts de carrelages collés à la hâte, la salete tenace dans les joints, partout. Autre chose que les maquis a quatre bouts de bois jamais droits, la débrouille constante et fatiguante. Autre chose que les étals éternels et cloniques dans leur bricole temporaire condamnée à durer, la débrouille au quotidien.


 

La vie est dure ici, ici où rien ne marche, ou tout est a demi fait, reparé, puis cassé encore. Envie de lumière sans groupe electrogène, sans polluer, sans penser au carburant. Envie d'ouvrir le robinet et voir l’eau propre couler, d'autre chose que les chinoiseries en plastoc, la mort des artisanats, de la création, du beau. Je vis ici dans le luxe des pauvres, et c’est moche.

 

J’ai envie d’une société ou on a dépassé la survie, parce que la survie est laide et dure, et qu’elle endort l’esprit et réduit l’être humain, qui ne fait que chercher à manger pour la journée, comme un animal en foret. La survie qui ne laisse pas de place à tout le reste, à la création, aux histoires, a la construction, à l’invention, au dépassement. Après la guerre, la destruction, la déforestation, la blessure, après tout ça, la survie s’installe, boîteuse, chronique et laide.

 

J’ai envie de marcher, sans être vue, remarquée, handicapée, conduite ici et là par un chauffeur dans une jeep blanche qui crie qu’on agit contre la faim, qu’on est des toubabs, qu’on sert à rien.


 

 La vraie vie serait-elle toujours ailleurs ? Quel gâchis alors.


 

J’ai envie de rigoler, surtout. De la Joie, des rigolades, des soirées interminables avec les amis ou on se taquine et on mange bien.


 

De beaute, de parcs, de livres. D’avoir vraiment faim, de gouter vraiment les choses. D'aller a des concerts me fondre dans la masse, anonyme, bercee par la musique. M'asseoir au fond du balcon d'un theatre et observer le spectacle. Qu'on me raconte des histoires.


La vraie vie serait-elle toujours ailleurs?

Kissi, 28 Dec 07.

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01 novembre 2007

fait cho...

Toujours pas de vol. nous quitterons samedi par la route.
12 heures de 4x4, quelle merveille merci le PAM

rien donc a raconter je peux toujours pas bosser...

:-(

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31 octobre 2007

Coincée

31 octobre, Halloween tropical

Toujours à terre, avion taxi PAM semble-t-il en panne...

presqu'une semaine ici deja

Je ne me stresse meme pas. On a plaisante avec l'idée d'aller par la route...histoie de visiter le pays, quoi!

bref...l'hiver européen est loin... mmm...

j'essaie de poster qques photos tout à l'heure...

;-)

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29 octobre 2007

Guiluxe

Conakry, 29 oct 07

So...slowly rediscovering the long forgotten european ngo style ("we save the world with no means")...ahhahahaa!

I had forgotten it already...and madrid had to sell the mission somehow; even at the cost of lying or omission of certain details...

lets take it with a smile!!!

Ill have a sat phone and radio, so even with no evacuation plan, it should be enough to call the head of mission to inform Im dead on the ground with malaria, amebas, marbourg or the occasional apendicitis ..MSF B is one hour and a half away...Alternatively I can go to the local healers as well.

On the other hand; almost no expats either, wich is, erm...great news for me as you know I dont like most people and Im a country girl... It ll be just me and one maried couple in the Kissi house. Big big house, market, green all around. nice. Possible to grow mint and basilic; go to the market and prepare veggies in the week end, evenings in the terrace underneath the stars chatting or reading; then silence all around. just what I wanted. Well be so dead with work that the lack of social night life will not be a porblem for me, at least in the beggining. As logn as I can have your emails Ill be fine...

Weather s hot and humid; perfect. 31 celcius or so. end of rainy season; with some violent rains at night to refresh the air. Palms and green all around in Conakry.

Wed 31 WFP flight to Kissi. two small taxi planes for the region (liberia, sierra leone, ivory coast, guinea). Perhaps well see the forest from the plane?

big hugs to all

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23 octobre 2007

Depart

Madrid, 23 octobre 07, rue Fuencarral 95, au coeur de Madrid

depart demain soir a Conakry via Casablanca, vol de nuit, avec collegue

derniere chance de blogger librement, je suis a l'auberge cosy avec wifi gratos

je trouve rien a dire sans tomber dans les cliches du pre depart, la fatigue typique des avions et metros dans une ville un peu inconnue, les bagages trop lourds, les nouvelles tetes (souriantes, ici tout le monde m'embrasse sur les deux joues, c'est pas cliche), les briefings limite inutiles, le t-shirt tout neuf et les paquets a emporter, la visite medicale inadaptee, et puis le staff de cette ong, trop sympas et accueillants, le bordel habituel au siege, les retards, les paperasses

cette fois, pas d'illusions humanistes, juste l'envie de bien faire un travail, de bcp apprendre, et de rester eveillee

Kissidougou, village au coeur de la Guinee verdoyante, chaud tropical tout pres de la frontiere du Sierra Leone, programme securite alimentaire et eau, pas d'expats, pas de circus absurdus de l'humanitaire, (pas fashion, la Guinee, en ce moment), mais des gens qui apparemment veulent bien travailler, bordeliques, et peut etre un peu profiteurs? , de sprogrammes ambitieux, et les moustiques pour compagnie en soiree, devant un bouquin devant une bougie et le ciel au dessus, et le silence.

Bonne nouvelle pq il semble que le dept Com. chez mon employeur soit en demande de photos et articles, voir temoignages d'expats pour les campagnes de com, donc a defaut de faire des films et de vie sociale je pourrai peut etre ecrire un ou deux articles qui paraitront dans le Woman et Marie Claire espagnols un jour... :-)

(Elena, Basi, he visto a gente que os conoce, que acababan de estar en Malawi, de food sec. Espero que os vaya bien por alli...estamos de nuevo en la misma organizacion, y vecinos de africa, ya que no de guesthouse...)

Dai, je vais descendre dans la rue chercher un truc a manger, je suis naze. On a fini un peu tard hier, avec Alex, a papoter et boire des bieres...ahhh cette sensation des chambres d'hotel anonymes, de temps en temps, regarder la TV du lit, a l'approche de l'aventure...

;-)

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19 septembre 2007

Musée du Quai Branly, Paris, France

quai_branly_Ymago_11220

Après un non-lieu ("Le Petit Chateau") , voici un méga-lieu de révélation humaine, pas des "autres", comme il se revendique,  mais de nous mêmes...

Deçue à l'extrême en le découvrant, je revins a ma joie d'anthropologue toujours en quête en  découvrant sa librairie annexe, lieu alucinant où on Consomme l'Autre de cette façon qui nous est si chère, une des dernières que nous connaissions: l'achat.  Le don, le contre don...vous savez...!

Comme si, par le  rituel du code PIN sur la machine, on pouvait, à l'instar des guerriers d'un autre âge, s'approprier l'Autre, avaler sa "sagesse", sa beauté, son exotisme, son mystère, si joliment mis en cages, mis en scène, (des papillons poussieureux) de l'autre coté du batiment.

Un grand moment d'Anthropo, après tout! :-)

Ce Musée réussit sans le savoir, dans sa boutique annexe, à montrer délicieusement ce qu'il rate scandaleusement dans ses belles salles mal eclairées couvertes de beau cuir souple: la façon dont les humains que nous sommes donnont sens, construisons (et apprivoisons), ces autres humains qui nous entourent, et qu'on classe comme "Autres"...

quai_branly_Ymago_11309

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11 septembre 2007

11/09

11 de septiembre 2001 

Yo guardé hoy un minuto de silencio.
Tantos y tantos guardásteis un minuto de silencio.
¿Cuántos, cuántos minutos,
cuántos, cuántos días
suman nuestros minutos de silencio? 

¿Podrá todo este tiempo de silencio
cubrir,
apagar,
borrar el estruendo horrible que aún nos llega? 

Que zumben los oídos del mundo,
que vibren
con el tremendo peso de los miles
y miles
de minutos de silencio. 

Para que sean
sumergidos,
borrados,
apagados los instantes terribles de terror
y de ruido. 

Si es necesario
sellaremos para siempre nuestras voces
en un eterno minuto
de silencio.
Con el tremendo peso de las voces que están, para siempre,
en el silencio. 

autor anonimo

11 Sept.2002

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10 septembre 2007

The Bubble

Bubble

Leur Bulle, c'est aussi la nôtre.  On y baigne dans nos ville-bulle,notre Europe-méga-bulle, qu'on ignore aussi fragile que la leur. Entretenue par la télé, nourrie au bonheur instantané du prêt-à-consommer, facilitée par l'oubli de l'Histoire et la bétise omniprésente, jour après jour. Et puis, parfois, si on se laisse, il y a des films comme celui-ci, pour alimenter autre chose dedans.

Il nous invité a faitre un tour dans le désespoir pour la normalité, pour le bonheur et la liberté, comme s'il suffisait de le vouloir très fort ou de faire semblant, pour que la Paix ait lieu. Mais leur Bulle est fragile, et ses décors ne sont que du carton, vulnérables à une réalité qui ne passe pas par la télé, mais par les barrages.

Un film puissant, beau, grave, filmé avec pudeur et simplicité. Après le générique, scotché au siège, on ne dit plus rien. On sort comme un zombie dans les lumières de la ville-bulle du moment, sécoués, voir un peu cons. Chacun lira le films comme il voudra...selon ses expériences des barrages et bulles diverses...

Un film qui tombe pas dans des pièges trop faciles des bulles de la connerie ambiante, les bons, les méchants, l'acceptable, le déviant, etc. Il nous invite et nous sécoue, salutaire.

A voir!

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03 septembre 2007

3M Bleu

3M_bleau

Narcississimes, je sais...mais bon, elle est belle, non?

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24 août 2007

Little boxes on the Hillside

Little boxes all the same.
There's a green one and a pink one
And a blue one and a yellow one,
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.

And the people in the houses
All went to the university,
Where they were put in boxes
And they came out all the same,
And there's doctors and lawyers,
And business executives,
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.

And they all play on the golf course
And drink their martinis dry,
And they all have pretty children
And the children go to school,
And the children go to summer camp
And then to the university,
Where they are put in boxes
And they come out all the same.

And the boys go into business
And marry and raise a family
In boxes made of ticky tacky
And they all look just the same.
There's a green one and a pink one
And a blue one and a yellow one,
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.

Malvina Reynolds, "Little Boxes", 1962

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15 août 2007

Mots en Vague

Mots_en_vague

Prémière séance l'Atelier d'Ecritures Milady http://atelier-milady.skynetblogs.be/

(petite bulle d'oxigène vitale récemment découverte) sur le thème Mots et musiques...

cerveau en route, tourbillon, sans but fixe.

A suivre...

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14 juin 2007

Une vie de Chateau

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Bruxelles, 2007. Le Petit Chateau (non-lieu pour non-citoyens) ne pourrait l'être sans ses petites princesses. Toutes les semaines depuis neuf mois, elles me font le privilège de partager des morceaux de leurs vies pendant une heure qui souvent s'allonge dans les rires et les confidences, ou dans la fatigue de l'effort des cours:

La famille de Fatou, 9 ans, a reçu finalement "les papiers" et va demenager dans une maison a "eux", une "vraie" maison. Moment tant attendu, raison d'être dans ce non-lieu, tournage d'une page longue à lire souvent de quelques années. Elle ne veut pas quitter ce cocoon où elle est arrivée à 4 ans, elle ne veut pas quitter "ses copines". Fatou veut etre institutrice plus tard, elle sautille en écrivant sur le tableau noir, mimant la classe, et si les enfants sont méchants et parlent trop en classe, il n'y a pas de problème, elle appellera la directrice! Elle n'aime pas l'école, ne comprends pas pourquoi il faut y aller. Elle fera donc une parfaite institutrice... Elle me raconte son papa qui lui explique le besoin de l'école, pour passer soudainement à un autre sujet tout aussi passionnant: Il y a un pays où il fait nuit...6 mois par an! Je le lui montre où, sur la carte qui recouvre le mur.

On parle donc de lumière, des planètes, de la Terre, du Soleil, elle mélange un peu tout dans sa perception, et de là à l'enfer il n'y a qu'un pas, qu'elle saute allègrement...l'enfer brule comme le soleil!! Fatou cite alors Le Livre sans aucune violence, c'est son ultime vérité dans un monde incohérent ("c'est écrit!") et veut aller voir Allah de suite! Wow. Parce que on est bien avec Allah. Je lui dit de pas se presser. Fatou a 9 ans, et on ne lui a pas encore parlé des cellulles, des espèces, des ces petites choses que sont les gènes, mais elle connait un peu la prehistoire, a vue les os des dinosaures, et elle sent les microbes qui infectent les plaies quand elle se blesse. Mmmm..elle reste pensive, ne sachant pas quelle place donner à chaque vérité..le monde est tellement compliqué. J'allais lui dire que Allah est partout mais...se serait-t-il donc réfugié au ciel? Peut être que Fatou a raison, on le voit difficilemment ici-bas...

Eva, 11 ans ("chez elle" c'est..."en Yougoslavie!") parle toujours de "la maison" pour désigner le petit et très ordonée duplex d'une cinquantaine de metres (elle s'excuse des chaussures déposées partout -"il n'y a pas assez d'armoires ici!") où elle mène sa vie de Chateau avec ses parents et ses deux frères. Elle aime les dauphins a la folie et les colectionne dans des photos autour de son lit, son petit nid,même en peluche. Elle m'emmène dans son petit monde et me montre les photos de ses cousins, ses oncles, qui sont à Liège..elle a une famille, faut pas croire, einh? elle a un ancrage dans le monde du dehors, elle existe! même sans "papiers".

Lalitha, 11 ans (vient du Sri Lanka) me prends de temps en temps spontanément dans ses bras: "Madame, vous êtes joliiie!", "Madame, on peut jouer aux pays?" "Madame, on pourra faire encore des crêpes mardi prochain?" elle est impulsive, éveillée, pleine de vie, comme le sont toutes.

Mardi soir, cuisine du Chateau. On fait des crêpes (trop grosses et a moitiè cuites, elles adorent) qu'elles couvrent de sucre glace et s'empressent d'aller offrir à tout le monde dans le Chateau. Vous voulez oublier la connerie de votre chef, la stupidité ambiante, ou "les procèdures"? faites des crêpes avec trois filles de 10 ans! résultats garantis.

Excitation absolue, farine qui vole, délice de sucre vanillé, oeufs cassées avec le soin infini du chirurgien. Une fois la maman de Fatou avait trouvé un poussin dans un oeuf! Comme il n'y a pas assez de poêles dans la cuisine du Chateau, Eva nous fait soudainement savoir, haut et fort, que sa famille n'est pas pauvre, elle, mais qu'ils n'ont pas de "papiers". Sachant cela, on peut donc continuer l'esprit plus tranquille: on ajoute du lait, on malaxe, on ne laisse pas les poêles sur le feu sans surveillance...

Fatou, Eva, Lalitha: peu importe que ce soient des noms empruntés, ils auraient pu être les leurs. Mes petites princesses veulent continuer les cours du soir même en été, "pour apprendre plus" l'année prochaine: bientôt la secondaire, bientot la cour des grandes, les fardes doivent être prêtes et en ordre. Comme si, à 9-10 ans, elles avaient cette intuition que c'est par l'ecole qu'elle atteindront une certaine liberté, celle qu'aucun exile ne pourra leur arracher...

Mes petites princesses dans leur Chateau rayonnent au délà des "papiers" et de l'hypocrisie qui les confine dans leurs rôles de "demandeur", d"attendeur" -donc "passif", "inactif"...à l'identité unique de la pensée unique elles répondent avec la pluralité de leurs appartenances, leurs intelligences, leurs désirs et leurs courages.

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02 mai 2007

Out of here

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We live between the blur of the headlines

Of distant massacres bombings blood and deserts

And the breezes in forests and early sun spring collections and traffic jams

Metro boulot (bebe-télé) dodo

Little lives, little spirits

Through the looking glass of the silly box

Little lives, little fears

LaMery

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01 mai 2007

Un peu de tendresse dans un monde de brutes

bolica

Posté par LaMery à 13:14 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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