On the Shore
A steel heron born form the hands of "handicapped" men in Tanzania has chosen final residency in the shore on a lake in a Brussels park.

She stands on the shore of the grey zones of human laws. He feathers shiny black, like those of birds covered in fuel after human-made ecological catastrophies.
In her silent gaze, she questions the relation between humans and nature, between freedom and repression, between artistic improvised action and the normalised, controlled frames in which it is supposed to occur in our highly normalised, controlled societies.
She tells us about the power of poetry in a highly controlled society, made of cages, her solid steel wings transcending any cages.
She tells us about ourselves.


The number of days she will remain there before being taken away by park guards or passers by, will give the measure of "civilisation" of this society, but also the measure of the power of poetry, freedom and beauty, over stupidity and arbitrary human rules.
This poetico-subversive action was impulsively carried on by La Mery and a willing accomplice in Brussels, Woluwe parc, mid July 2011.
Babyloan

I've come across the info on this web in the Courrier International Hors-Serie "La vie Meilleure"... :
http://www.babyloan.org/
I think it's a good idea to explore for many people around who would like to engage somehow in making the world a better place and create meaningful links between people, but who suspect in the bottom of their hearts that humanitarian aid (although unfortunately necessary in some places) or giving money to "development" projects (let's not even speak about structural/sectoral support to governments through Big Donors) might just not be the sustainable/adequate response for people, because it does not address the roots of inequality, violence, poverty....(it does not. face it)
Basically, through this web, one can LEND money to small entrepreneurs to help them start their little business. Micro-credit, indeed....not a new thing, the good news is, it seems to work into reaching its goal (a somewhat overlooked fact in many "development" projects), and you get your money back.
I still have to read the whole thing, but the idea sounds really interesting, since it overcomes the eternal donor-receiver scheme to which we are so used and which actually, does not address sustainability issues, or economic dynamics affecting these small entrepreneurs, not to mention people's dignity, agency and talent (also overlooked frequently.Yep.).
Those of you who work/ed in the "aid" industry might have other views or not agree at all...Not wanting to criticise or condemn the action of certain professional NGOs...(some of whom I know a bit first hand, and who actually could be inspired by these practices right? instead of depending on donors agendas and wasting time in managing the "politics of the logo"....). Hum.
I'm not saying to stop buying your Amnesty/ACF/Oxfam/IRC/MSF candles and agendas...I probably won't...but in any case why not take a look and think about how to engage with fellow citizens and "help" others....
Hoping it's interesting to you too, feel free to pass to your networks/blogs/webs....
:-)
(photo by LaMery)
LEARNING TO LOVE YOU MORE Project_GoodBye

http://www.learningtoloveyoumore.com/reports/70/lamery.php
;-)
Genre Rose
Repassage glamour pour les 6-9 ans: petit fer rose a effets lumineux/sonores, pour petites filles, souriantes et sages.
LaMery, Avril 09
Gaza 2009
Habéis clavado
mis pies para la eternidad
en esta tierra,
madre y señora mía.
En esta tierra
que me habíais quitado
se quedará mi
cuerpo para siempre
(por siempre tierra
mía).
En esta pobre
tierra
en que he tenido
el olor de mi pan,
mis hijos esperando
cuando vuelvo,
el café y mis
amigos
sólo piedras obtuve,
no azucenas.
Mirad lo que habéis
hecho:
de mis campos,
una celda muy triste,
enturbiar de alambradas
mi modesto horizonte,
puertas cerradas
las nubes de mis cielos.
Agotados los ojos
de las madres,
ya no les queda
llanto tras el humo.
Cerrados los
caminos, las salidas,
la esperanza,
cerrado está el
futuro
en este hoy que
nos mata,
no me dejáis ya el
verso, ni la casa.
En esta pobre
tierra,
una rama de
olivo, el café de mi madre,
unos palmos de
huerto en la colina,
un vuelo de
palomas son mi único tesoro.
Tantas veces,
tanto tiempo
me lo habéis
impedido;
pero ahora
mi ultima sonrisa
será mi calavera
burlando la
impotencia del odio que os empuja:
en esta tierra
hasta ahora robada
se quedarán mis
huesos para siempre,
por siempre
tierra mía.
Bajo estas
piedras
no se oye el
cañón, no llega el odio;
dormiré en las
raíces
de aquellas
azucenas que no tuve,
de las rosas que
espero que iluminen
los ojos de las
madres que quedaron,
de quien un día
levantará de
nuevo las casas y los huertos
y borrará las
tristes alambradas,
de ese nuevo horizonte
que ya sueño
abierto para
todos.
Antonio Lopez Pena
Bruselas enero
2009
Manifestation?
Voila, manif a Bruxelles le dimanche 11 Janvier...j'etais pas allee a une manif depuis la venue de LEPen au Parlement en...2002? Bref je ne suis pas trop amie des manifs, ne fut-ce que parce la realite est toujours plus complexe que ce qu'on y denonce, que ce qu'on reveindique.
Cette fois je voulais voir; je pensais que ce serait pour denoncer la violation du droit international, du droit humanitaire, des droits de l'homme. Il s'agissait plutot de crier contre Israel, bruler des drapeaux et dessiner quelques croix gammees. Rien d'etonnant finalement mais merde! Je ne peux jamais faire partie de quoi que ce soit! Il faut toujours que je me sente comme un alien pseudo intello qui voit le fondamentalisme pointer son nez partout.
Cette fois n'echappait pas a la regle: beaucoup de musulmans avaient cru bon et salutaire d'emmener leurs enfants a manifester, et les creatures, hautes comme trois pommes mais exaltees par le bruit et la masse, remplissaient l'espace: les unes deguisees en enfants martyrs, (tete couverte, portant des simulacres de bebes sanguinolents au bout d'un manche a balai), les autres dormant dans leurs poussettes, certains s'epoumonnant "Israel, Assasin!" du haut des epaules de leurs papas, presque comiques dans leur zele ignorant. Un peu "Jesus Camp" a la sauce musulmane...
Beaucoup de foulards dans cette manif, mais aucun slogan mentionnant l'absence des pays arabes dans la defense des freres Palestiniens, ni sur le fondamentalisme musulman et la violence en general...aucun juif non plus, sauf cet orthodoxe improbable en haut d'une des charrettes " Israel, casse-toi; Palestine n'est pas a toi!", sorti d'on ne sait-ou....
Bref, censee etre une manif contre la violence et les violations des droits de l'homme, apart quelques representants de certaines ong europeennes laiques (Greenpeace, Friends of the Earth, etc) je ne pense pas que j'aurai vu ces memes personnes sortir dans la rue contre la violence faite aux Roms, aux sans-abris pres de chez nous, ou a la communaute transgenre en Europe, ou encore elaborer des faux bebes sanguinolents pour protester contre les ravages du terrorisme d'etat au Darfur...(et encore, ces violences ne faisant l'objet que de peu de voix, marginales, pour les defendre )
Dommage qu'on compartimentalise tout... chaque cause a ses fondaments(alistes), mais il reste plus aise de dessiner des croix gammees et de bruler des drapeaux que d'exiger la justice et la paix, et d'exercer en citoyen tolerant tous les jours....
Ca, j'aimais bien
Les chemins rouges, les feuilles tres vertes, les ciels noirs, les lunes jaunatres,
le silence la nuit, les muezzins l'apres-midi, la vue sur les toits, l'espace infini aux rives du Fleuve, la saison des pluies,
le the trop fort, les bieres trop grandes, les oignons crus des brochettes, les nattes en plastique, le riz crame du fond, les tranches de pasteque, les anes fatigues,
les pieds dans le sable, les etoiles-cadeau, les milliers de tongs, les caillous de l'aeroport, (les couchers de soleil), les visites aux amis, les vin des libanais, les scenes improbables de theatres improvises,
les bonnes arrivees, les douches de 15 litres, les petites mains tres sales, le yaourt fait maison, les echanges de musique, les film sur ordi, les matelas en mousse torride,
les fins de voyage, les poulet biciclette, les dunes tobbogans, le fromage amoureux qui arrive tout pourri,les boubous genereux, la tolerance des vieux sages, les minuscules citrons verts,
Meme les cocoricos de 4h du mat, la lumiere ecrasante, les voiles incompris, la chaleur brulante, les regards defiants...
Ca, j'aimais bien.
Eternité
J’ai goute les
instants d’éternité
ils réchaufferont
le néant
J’ai goute des
instants d’éternité
dans les chemins
semés d’embuches, des dangers
vers les cœurs
Quand tout ne
sera que poussière, ils réchaufferont le néant
J’ai marche sur
les chemins pieds nus, cœur nu
Me heurtant aux
loups
mais comme
c’était doux
J’ai goute à
l’éternité des petits riens, des échos des cœurs, ephemères et
eternels, des paroles passant comme une brise et marquant comme un fer rouge.
Suivant
les chemins tortueux et innocents, j'ai trouvé des instants.
J’ai goute
l’éternité dans tous ces yeux, ces rires ces pleurs ces voix noires de velours ces
notes sur un piano eternel, et encore, et dans la douleur, et
dans ces vers universels et les larmes de mes yeux, dans le quotidien des voix
aux lointains téléphones, les silences complices et la solitude, les déchirures,
les rires partages.
Tout ce qui reste,
les chemins parcourus, et ses instants quotidiens d’éternité.
La fin est
toujours la même. Seul comptent les chemins.
Vivez, vivez
intensément, maintenant, ici.
LaMery Oct‘08
Waltz with Bashir
Bcp de choses ont deja ete dites a son sujet, je vais pas faire ma review amateur a la con.. Mais allez le voir. Beau! autant dans la forme (narration mi-docu mi-surre, couleurs, traits tres BD) que dans le contenu (l'Absurde des guerres).
Je suis juste contente que pour une fois on soit confrontes a des images reelles d'enfants morts sans que cela releve de la propagande ou de la violence gratuite o du voyeurisme. Parfois c'est necessaire pour demasquer l'absurde de la violence elle-meme, pour se rappeller avec une claque que non c'est pas qu'a la tele, que c'est notre monde aussi. Et que ce n'etait pas necessaire.
ART?
Indeed, not all has to be dying kids and displaced populations...
We need a bit of beauty and soothing...would art be the response?
Recent conversations with a friend took us from tattoos, freak circus shows and suspensions....
(Circus Mundus Absurdus)
to street art and graffiti...
(banksy, new orleans)
(photo by LaMery, Paris)
Once you're there, you can only wonder what art really is.
Artist Henry Darger seems the right kind of person to illustrate these thoughts further (images below):
http://www.hammergallery.com/Artists/darger/Darger
His work being classified by mainstream art popes as an example of "outside art", one can but wonder about the current western discourses on art:
What is art-who says so? why? how is art legitimated by the society in which it takes place...
"Outsider art" : the very label reveals how the idea of art is represented and constructed in our western society...it tells something about ourselves...(thats real anthropology I guess)
Darger at Bozar...Van Gogh in t-shirts...
For me Darger's work would be "insider art" rather than outsider...inside his mind, outside from mainstream society, rules, conventions...I suspect...maybe the spirit of a "mentally disturbed"-labelled man is where art can take its purest form...
The politics of art claim the right to say: this is-this is not, art...the consumer follows...art pret a consommer, as everythign else...hung on walls of museums, it becomes worth it...worth what? who cares. It becomes art.
The politics of art ask: is "outsider art" legitimate art? They name it, make it exist, and glorify or condemn it. And in this process, creation suffers. hum.
Step into the mirror, and you could easily ask: is "mainstream" art still art? Are Van Gogh tulips on a t-shirt in the tourist crowded shop at the Museum of Modern Art in Brussels art?
or does it have to be marginal, and thus subversive, to the system that produces it to be legitimated by this very sytem, in order to be art?
I wonder where do mainstream and outsider arts meet....for sure an interesting place!
AVANT/APRES
La legende des photos dit que
les femmes dans la photo inferieure on ete tuees, apres quoi on les
voit sur la photo superieure (El Pais, 14 Juillet 2008). Cela me fait
toujours bizarre de regarder la mort photographiee. Elle est d'habitude
vide d'humanite, obcene, desarticule, cassee.
Et pourtant, un
trouble se degage dans mon esprit quand je regarde ces deux images,
mi-voyeuse mi-fascinee, comme si la vie et la mort ne pouvaient etre
donnees a voir avec le meme medium (une simple photo). Ou bien?
La
vie et la mort des memes individus. Avant et apres, vivants,
morts-comme une copie macabre des pubs pour produits de beaute. Des
memes individus non-donnes a voir car deja occultes, effaces. Des memes
non-individus quelque part dans l'axe du mal. Ha.
On ne les voit
pas, ni avant, ni apres. Ces femmes ce sont des non-images, que les
photos ne peuvent donc nous montrer que dans le leurre, et donc une
certaine negation de leur profondeur. Et pourtant, on les a
photographiees. Qu'on voie comment c'est terrible. Qu'est ce que cela
nous dit?
Il y a pourtant un trouble: "avant", "apres"....on
ne peut alors s'empecher de penser au "entre". Dans ce bout temps entre
les deux, il y a un recoin pour l'humain, et au dela des pixels et des
voilages on peut enfin les retrouver: qu'est ce que ca fait de savoir
qu'on va surement mourir? que dans quelques instants tout sera fini?
fini. fini.

C'est la precisement, entre les deux images, dans ce
temps qu'on ne voit pas, qu'on n'a pas vu ni vecu, ce temps ou se passe
leur terrible angoisse que voilent les burkas,que ces femmes cessent
d'etre anonymes, qu'on les rencontre finalement, et que toute la
violence de ces images aveugles se deploie, dans toute son horreur.
Leurs histoires leurs fatigues leurs rires leurs enfants leurs pertes. Fini.
Violence Staple

BAGHDAD - "Female suicide bombers struck a Shiite pilgrimage in Baghdad and a Kurdish protest rally in northern Iraq on Monday, killing at least 57 people and wounding nearly 300, police said.
Women are more easily able to hide explosives under their all-encompassing black Islamic robes, or abayas, and often are not searched at checkpoints because of sensitivities.
On Monday, three women blew up their explosive vests in the middle of pilgrims in Baghdad moments after a roadside bomb attack, killing at least 32 people and wounding 102, Iraqi officials said." Yahoo news, picture and text, 28/7/08
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At the reading of this, yet another absurd mass murder, I am wondering what happens when a whole group of people, what we call a society, lives daily within extreme violence, for a long, long time.
It can be the violence derived from being obliged to flee from their homeland, doomed to a standby on the non-lieux that are refugee camps, a temporary state of non citizenship and identity denial that can last for generations (South Sudan). Or it can be the violence derived from alien invasions of the minds and bodies, the individual ignoring the reasons of its absurdity, but suffering the constant threats of mines, state violence, or kamikaze explosions (Irak, Palestine). Among others.
Imagine for a moment your physical space, your involvement in your daily activities. I do not know where you are, from where you read this, what kind of a life or background do you have. But imagine for a moment stepping out to buy some bread or vegetables to you local market or shop, and then try to imagine your every movements to represent a threat on your life or your integrity. the every step you take could kill you, the every step you take puts you at danger of being abused. A bomb could explode anytime. Anytime. Imagine...
Some people are, as you read this, being harassed by other, stronger people wearing military clothing and weapons at some random place called a checkpoint. They are lowering their eyes and being abused, robbed, raped. Others are queuing under the sun for a bag of rice and two pieces of soap, and will also queue next month. They hope their misery is big enough to touch the people far away who seem to be able to feed them. I met some, they seem to be waiting, and its very difficult to be welcomed, if not in their UN plastic sheeting tents, in their hearts.
Others are crying their dead, exploded hours ago into pieces, their bodies not more so but just pieces of bloody flesh, absurdly enough, shocking enough, for which no crying and shouting will be enough. Their hearts are filled with rage and sadness and you'' ll never be welcomed inside unless you've lived throught the same ordeal, for you'll never understand their hearts unless you've lived the same. Others are hearing ambulance noises and trying to heal wounds as much as they can with no means. I can almost hear the sounds, the voices, the crying. Others are celebrating an ephemeral and stupid victory over some unseen enemy, which takes them closer to some purpose-built heaven. These, someone took their hearts long ago.
Violence. All the time. Even if you switch off the images. but you knew that. So?
I'm just wondering, today at the number x suicide bombing in Irak ( this time female kamikazes make the headlines, but who cares. No difference...or is it? Is death also a gender issue now? wow) I'm just wondering what happens with a whole human society that lives this day after day, with no hope of it ending, minute after minute, year after year, in pain, and fear, and outrage, and explosive noises, and destruction, and crying, and loss, and desperation, and hunger, and burnt houses, and mines.
What happens when getting the most basic survival needs ( as a person, body and mind) represent a threat to the lives of the people, day after day, year after year?. What happens when a whole generation is born and raised in refugee camp, only to get work with some agency in the war next door (South Sudan-Darfur)?
Individuals are known to get mad, depressed, unbalanced, out of society, sick, etc.
What happens to societies? what happens in twenty years to a society made of children who grew up inside this, constant extreme, violence, non belonging, mythified homeland, hunger and oppression? How can a society bear this? for how long? for how long can a human being, a human group, stand random explosions every week?
Does a society gets radiated in their collective unconscious, so that their offspring will need to be fed the same violence, condemning themselves to the vicious circle of destruction and Pain?
Like a Post Traumatic Stress Disorder for a human society. Constant, impeaching, handicapping, condemning.
Today a great sadness feels my sould for our fellow human beings, and my heart aches with sorrow for the our human condition. No paradise deserved indeed.
Urban thoughts

Sometimes I think of the city as a lazy animal, sleepy yet alive, hibernating, suffering us humans.
I imagine all those water pipes from hundreds of thousands of anonimous people that I'll never meet, water going down from hundreds of thousands skyscrapers and homes, lined up in endless streets, to underground tunnels, running to some unknown dirty toxic sea though endless enormous pipes. All that water. All the time. So dirty. Without us knowing. We don't care.

Sometimes, in the night, while out in the city, I imagine all those people sleeping, 3 am, 4 am, all the people making love, making coffee, lobotomised in front of TV or imagining other possibilities, dreaming their own utopias, inventing their lifes, trying to escape as weel, people I'll never meet, people behind solitary screens glowing in dark rooms as windows to somewhere else on the planet, cheating on real boredom through virtual realities, safe and warm behind their screens inside their homes. On click away from Safe. The city doesn't care.
Organic, lazily hibernating, the city endures the endless agressivity of endless vehicles caressing its asphalt skin, tickling her up and down tunnels, going nowhere and again. She endures. Its wounds are healed here and there with asphalt patches. Some small skyscrapers talk with lights at night, making a point, hey, we're small skyscrapers in a small provincial wannabe capital city. We're proud and we do not envy our america and asian cousins. Look at us. We have moving LED lights embedded in our outfits, very nice. I can see them from my window at night, just below the orange intoxicated sky. They're touching in their naivety.

Sometimes I imagine all the garbage from hundreds thousands garbage cans in the city's homes, they add and pile up endlessly waiting for trucks to swallow them, the city eating its own children endlessly, producing then swallowing its garbage children and breathing back CO2 to malevolent and careless humans, while water runs underground endlessly. Taps and sewers, upo and down, the sick city's arteries and veines. I wonder if she ever gets tired. She doesn't complain.
Sometimes I imagine the city's wounds underground like forgotten scars, and I'm sorry for her. They are big tunnels for trains and smaller pipes for all kind of materials and information, like life support colourful cables in a hospital room, though the city's inside body, invasors in its intimacy, like white obscene neons. The city is rotten with scars, living and dead pipes and tunnels and rats and humans she needs to bear, like a suffering infected and mostruous mythological dying animal. She doesn't complain. Its rough skin lies littered with shit and craps, tattoed with graffitti, groomed with parks and flowers, trampelled by hundred thousand feet, endlessly. She endures.
LEARNING TO LOVE YOU MORE

Learning to Love You More is both a web site
and series of non-web presentations comprised of work made by the
general public in response to assignments given by artists Miranda July
and Harrell Fletcher. Yuri Ono designs and manages the web site.
Participants
accept an assignment, complete it by following the simple but specific
instructions, send in the required report (photograph, text, video,
etc), and see their work posted on-line.
Like a recipe, meditation
practice, or familiar song, the prescriptive nature of these
assignments is intended to guide people towards their own experience.
http://www.learningtoloveyoumore.com/
Lookig forward ot the next assignment...
:-)
1 litre achete, 10 litres puisés
Ou comment laver sa conscience de consommation absurde dans de l'eau très pure
Merci Volvic!
Words for a song to be
Lover says
Lover says he’s sorry being an idiot/ should have listened to me
lover says I told him/ and still he went ahead
hungry little vampires/feed on vodka lime and berries
Lover never experienced this with anyone before
lover says its sweet/ says it’s sweet but dangerous
lover says men are foolish/ if they don’t see the woman you are
the woman you are/ is sweet but dangerous
hungry little vampires/feed on vodka, smoke and berries
Lovers set fool boundaries /not to hurt not to be hurt
My lover’s a fool in Love/we build boundaries for sweeties
hungry little vampires need the boundaries of daylight
The woman you are/ is sweet but dangerous
LaMery’08
L’amante cendrillon
Je suis l’amante cendrillon
citrouille du matin, 10h, midi…
Je suis l’amante aventure, avant l’heure
escaladeuse de tes sables mouvants
L’amante intermittente
absente
L’amante qui surgit du froid
Je suis l’amante qui se fâne à l’aurore
craignant les lueurs
petit vampire apeuré
Je suis l’amante cendrillon
Citrouille dissolue
L’amante perceuse
de tes murs de béton
LaMery’08
Free at Last
and got my life back, or what remains of it.
ex-toubab, transparent again.
La vie en standby
- ou la reconnaissance d’un échec sauce toubab
200 metres
OPG-Organisation Para-Gouvernementale
Sur un ton plus serieux et moins personnel, au dela des envies, il est difficile de ne pas se poser la question de ce que on fait ici, petits soldats de l'humanitaire, insignifiants, depenseurs de l'argent de la culpabilite occidentale, pourvoyeurs des services et des emplois aux acteurs locaux, sauvant quelques enfants qui mourront le lendemain. L'humanitaire n'est rien qu'un business comme les autres. C'est quand il tourne en rond dans son ineficacite, quand il devient arrogant, cherchant a justifier sa propre presence, ou serviteur des volontes d'autres puissants, qu'il devient pitoyable.
Ici, cela fait trois ans que les refugies sont rentres, de la main du HCR, au village (ou ce qu'il en reste) a quelques km, de l'autre cote des frontieres de la foret deforestee. Et avec eux, l'interet des medias et les financements des bailleurs, parce que comme vous savez, seule la mort Vend, et Bouge les coeurs et les portefeuilles.
Rien n'echappe au Politique: rester, partir. Ils ont sauve quelques vies, oui, ceux la meme qui continuent dans la survie aujourdhui, de retour la bas, ou refusant de partir, encore ici. Celle que la survie a rattrappe depuis, la survie, laide, celle des trois tiers de la planete. Donc pourquoi ici et pas ailleurs? ils devraient etre partout! partout! La vieille bonne pauvrete et ses cercles vicieux, les maladies, la mort inutile des innocents par malnutrition, l'eau sale ou inexistante, les etats defaillants ou meme tyraniques, le travail sous un soleil de plomb aux champs de plus en plus affectes pqr le detraquement climatique. Les manques, tous les manques. Mais il faut rester. Les besoins sont la. On va tout changer. On peut changer les choses. On peut changer le monde...Ah! Mais ils sont aussi la bas, puis encore la bas, et plus loin. Pourquoi ce village et pas son voisin? Pourquoi ce pays, cette region, ce continent?
Les toubabs entetes, pantins des bailleurs et complaisants dans leur role (les gentilles) veulent garder leurs salaires et leur croyance en un monde meilleur grace a eux...ils apportent le savoir, vont apprendre aux gens comment se laver les mains, comment travailler leur champs, comment faire des puits. Vont apporter les traitements pour la malnut, vont tout sauver. Ils vont sauver l'Afrique d'elle meme, et leur ame par la meme ocasion. Ca s'appelle un partenariat. Le mot est a la mode, ici ou les modes recyclees finissent leur vie, comme des vehicules de seconde main, des fringues de seconde main. Au continent des importations Chinoises, ou rien n'est construit ni produit, la ou l'economie est sous perf, le partenariat est le mot d'ordre, pour la survie de tous. Et le gouvernement trop content, de voir ces toubabs fous et sots (qui ecoutent si attentivement aux reunions) faire son travail a sa place. Et il demande parfois des generateurs, des laptops, du carburant. Vous voyez, c'est dans le cadre de notre partenariat relatif aux activites nutritionelles. Ah bon. Ah il faut aussi prendre en charge les personnes vivant avec le VIH, les enfants de meres seropositives. Les repas des meres des enfants malnutris a l'hopital. Ne reste alors que la langue de bois. Ma maitrise en est faible encore. Ma patience est faible encore.
Les villageois ne disent pas non a un forage, les societes d'outillage et creusage non plus, les dealers en carburant non plus. Les femmes diront pas non a des ateliers de nutrition avec nourriture gratuite. Parce qu'on leur apprend a cuisiner pour que leurs enfants reprennent du poids. Ca marche, ils reprennent du poids. Puis on arrete, on s'en va, et tout redevient comme avant. Mais ca on ne veut pas le voir, on est trop occupes a chercher les prochains financements. Dans 5 ans les forages seront gates, les vieilles habitudes alimentaires reprises, la monoculture qui esclavise continuee, la secheresse avancee.
12 ans de presence humanitaire, de bailleurs de la Banque et tout le tralala, et aujourdhui 90 femmes sur 1000 meurent des raisons liees a l'accouchement. Cela fait presque 10%. 50 ans de cooperation internationale, d'independance!
Ce pays souffre les memes problemes structurels que le reste du continent, et de la decoule le reste. Et cela ne changera pas, simplement parce que il ne convient pas que cela change. Pourquoi s'obstiner? Cet etat pourrait utiliser les ressources de la perf annuelle du GrandBailleur, si seulement il avait qqchose a faire des gens qu'il a massacres lors des evenements de janvier-fevrier 07. C'est pas le cas. Toubabs du monde entier, arretez de vouloir sauver des vies, rentrez chez vous. La misere est partout, puisque vous en avez tellement besoin, sachez la voir chez vous.
Certains toubabs sont tellement cons dans leur mission salvatrice et redemptrice, qu'ils finissent par perdre la tete et kidnapper des enfants orphelins des guerres deja oubliees. Les etats defaillants jouent sur le passe et les richesses de leurs terres pour manipuler le systeme qui viole leurs populations et remplit leurs poches, jusqu'au prochain coup d'Etat. 103 millions d'euros un par enfant. Ruses, ces Chadiens. Faut bien qu'ils financent leur guerre avec le Soudan...
Il faudrait quoi, alors?
Deja, la volonte politique. Puis une certaine justice a l'OMC. La protection des marches africains. Leur creation d'abord, epitt a petit. La fin des mafias de traffics d'or, diamants et autres pierres. Des investissement prives, petits et grands, de 'etat, des la societe civile (mais sans corruption!) des produits manufactures,de la creation de valeur ajoutee, au niveau local, national. Pour cela, de l'education de base mais aussi l'apprentissage d'un metier, un vrai. L'apprentissage de la citoyennete, du respet de soi meme. Et puis l'arret des arrangements geostrategiques nuisibles aux humains, l'arret de l'hipocrisie internationale et son indigne diplomatie.
Ca fait bcp pour des simples toubabs bien intentionnes.
Kissi, 28 Dec07





















