16 janvier 2008
La vie en standby
- ou la reconnaissance d’un échec sauce toubab
200 metres
10 février 2007
JUSQU'A QUAND??
Darfour : les attaques armées contre les ONG et
les agences de l'ONU aggravent la crise humanitaire
![]()
Les organisations
humanitaires travaillant au Darfour font toutes le même constat, depuis quelque
temps : en raison d'une radicalisation du conflit, des attaques armées dont
elles ont fait l'objet et d'une multiplication des cas de banditisme et de
pillage, il n'a jamais été aussi difficile de faire parvenir de l'aide aux
populations de cette région de l'ouest du Soudan, où la guerre déclenchée en
février 2003
Les responsables d'ONG décrivent
une situation où leur champ d'action sur le terrain s'est réduit comme une peau
de chagrin ces derniers mois. En raison du climat de violence, pratiquement
toutes les organisations humanitaires ont gelé, depuis le mois de décembre
2006, leurs opérations dans les zones rurales du Darfour, et de vastes
territoires n'ont pas pu être approvisionnés comme ils auraient dû l'être en
vivres et médicaments.
La conséquence, craignent
certains responsables d'ONG, pourrait être le déclenchement d'une nouvelle
vague de déplacements de populations vers les centres urbains du Darfour et les
camps de réfugiés qui les jouxtent, seuls endroits où l'aide peut encore
parvenir sans trop d'encombres.
Sans qu'il soit possible de
l'établir avec certitude, tant les chaînes de commandement au sein des parties
du conflit au Darfour se sont brouillées, plusieurs responsables d'ONG se
disent convaincus que le régime soudanais, les milices janjawids qui lui
servent d'auxiliaires, et aussi des groupes rebelles combattant le pouvoir de
Khartoum ont adopté une stratégie visant à cantonner l'action des organisations
humanitaires dans certaines zones, dans une stratégie d'occupation du terrain
par la force.
Au cours des six derniers mois,
douze travailleurs humanitaires soudanais ont été tués. Depuis juillet 2006,
trente attaques armées de bases d'ONG et de l'ONU ont été recensées au Darfour.
Le 29 janvier, Médecins du monde a annoncé la suspension de ses activités dans
l'ensemble de la région, sans renoncer à les reprendre un jour, si les
conditions le permettent. Il est possible que d'autres ONG fassent de même.
Cette dégradation intervient au
moment où les efforts diplomatiques menés par les Nations unies et l'Union
africaine (UA) afin d'inciter le régime soudanais à accepter un déploiement de
casques bleus de l'ONU au Darfour semblent être dans une impasse.
Plusieurs attaques d'une violence
inédite se sont produites ces derniers mois contre le personnel humanitaire au
Darfour, entraînant un repli des équipes vers les villes, voire leur évacuation
de la région.
Le 19 janvier, dans la ville de
Nyala, un campement de plusieurs ONG où se tenait une fête a fait l'objet d'une
descente de la police soudanaise. Une vingtaine d'employés d'ONG et d'agences
de l'ONU ont été conduits vers un commissariat où ils ont été passés à tabac.
Une employée d'ONG a été victime d'une tentative de viol alors qu'elle se
trouvait dans un véhicule de la police soudanaise. Le lendemain, la télévision
soudanaise accusait les expatriés et employés locaux des ONG de s'être livrés à
des dépravations, et le gouverneur du Sud-Soudan menaçait de faire imposer aux
étrangers les règles de la charia, la loi islamique.
L'épisode de Nyala a marqué les
esprits car il s'agissait, pour la première fois, d'une agression perpétrée
directement par la police soudanaise, alors que jusque-là les attaques contre
des sites ou des convois humanitaires étaient le fait de groupes armés éparses
ou difficiles à identifier.
Le 18 décembre 2006, dans la
localité de Gereida où se situe un vaste camp de réfugiés, une attaque d'une
grande violence, avec des cas de viols, avait eu lieu contre une base
regroupant six ONG, les forçant à évacuer la région.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a
pour sa part quitté Koutoum, après une attaque à l'arme automatique, en
novembre 2006.
L'ONU estime que 4 millions de
personnes, sur une population totale de 6 millions, sont affectées par le
conflit au Darfour. Des agences de l'ONU, ainsi qu'Action contre la faim,
Oxfam, Save the Children, ont lancé des cris d'alarme, prévenant que si une
force internationale n'était pas déployée au Darfour, l'ensemble des opérations
humanitaires secourant ces victimes serait mis en péril.
Natalie
Nougayrède
Article paru dans l'édition du 09.02.07
Photo LaMery (Kalma camp)
18 janvier 2007
Reality check


Me
voila encore dans l'Afrike de l'Essentiel, et c'est décapant mais assez
salutaire.
17 janvier 2007
Kalma, non-lieu (dés)espoirs

Je me souviens des pas de Salousa sur le sable, ses pieds élégants dans des sandales en plastique noir à talons, sa démarche nonchalante sur le sable, si hors de ce lieu et tellement dedans, chez elle et sans domicile fixe. Des talons dans un camp de déplacés, non-lieu d'arrivée et d'arrêt non-lieu de départ l'espoir demeure encore, et dans les pas perdus des sandales en plastique noir à talons.
Du vent dans les voiles interminables, colorés sous un soleil de plomb éffaçant toute profondeur. Nous marchions dans le sable, dans le camp, toujours plus loin, la tête en bas à cause du vent, du soleil, lentement, sans effort, nous marchions, la tête vers l'avant pour rencontrer des yeux fuyants et des yeux vrais des enfants vrais, sur le sable invariable, parsemé de branchettes épineuses et d'éxcrements. Toujours nous marchions à la recherche de mamans et d'enfants, si près mais si lointains dans leur tranquil désespoir. Toujours elles marchaient.
Des mains de Salousa, qui parlaient seules dans l'espace, maîtrisant les temps et les papiers, des mains adornées au hénné, tranquilles et posées, portant la grâce, ne touchant à peine, fixant le voile sous le menton, trop belles pour la guerre.
Des voix des visages et des cris aigus des filles, et des rires des enfants et leurs cris incessants, on est en vie, on est encore en vie, on est la vie, enfants du sable, miroir de vos coeurs, oké oké oké!!......et les petites mains agitées les grands sourires et les danses simples et tristes, sans vraie joie. Je me souviens des murs invisibles faits de regards et de vent et des langues étrangères si belles. Et de l'eau, de l'eau.
De la lumière atroce et des traces de pieds et des roues sur le sable, innombrables, éffacées chaque nuit et chaque jour renouvelées, les traces des pieds allant nulle part et revenant, nulle part. Je me souviens des sandales en plastique à talons s'enfonçant sur le sable, mais quelle importance.
20 décembre 2006
Djenné

“Nunca sé, en
Africa, si la gente, en especial las mujeres, estan cansadas de vivir, y viven
ya por inercia, o son felices con sus
hijos, clonicos, uno tras otro, a la espalda, con sus cubos y calabazas cargados sobre la cabeza, con sus
chanclas polvorientas, de aqui alla, siempre trabajando. El abismo entre
nosotros empieza en el lenguaje y no parece acabar, enorme abismo que no
sabemos como saltar, sortear, engañar. (...) En Mali es donde me doy cuenta de mi nivel actual de relajacion, donde ya
he aprendido un poco a ser viajera, a ser una que pasa, una visitante, una
turista, sola o acompanada, a dejarme llevar por el tiempo, a aceptar la
elasticidad de los limites, del espacio y el tiempo. Y pienso mucho en Europa,
y en toda mi gente. Estoy
lejos y cerca de ellos, en el mismo planeta, en otro tiempo.
Calor, suciedad,
sol aplastante, bullicio, nariz taponada, dolor de espalda, humo y tierra,
polvo y viento, agua sucia, plasticos por el suelo, riachuelos de alcantarilla
negroazulada corriendo por las calles de tierra, burros, pollos, niños
descalzos con miradas inocentes y desconfiadas, distancia, tanta distancia,
entre la gente y yo...el color pesa, pero ya lo he aceptado, y sigo mi
camino....camino de Tombuctu...”
Djenné, 28 oct. 02
19 décembre 2006
Extractos para un libro que nunca fue...
"Segundo dia
en la pinaza hacia Tombouctu (…). Las comidas se hacen en la barca, que tiene
anchos bancos y un techo cilindrico de cañas entretejidas que protege del sol.
La barca se mueve sin prisa pero sin pausa, impasible, casi imperceptible. Hemos
bajado a estirar las piernas en un par de poblados, y ahora el paisaje desfila,
monotono, en las orillas de este ancho rio. Verdes y delgadas hierbas surgen
del agua en la orilla, y mas alla, campos irrigados y poblados de barro,
arbustos, algun arbol. Los colores, sin la intensidad de la estacion de
lluvias: verdes, marrones y el plomizo del rio. (...)
Tengo ganas de
ver las dunas de arena echandose desde las orillas al rio...al centro de Mali
(si excluimos el gran norte desértico) hemos llegado, y todavia no cambia el
paisaje...”
--- --- ---
“Despues de una
acampada a las orillas de una gran explanada de tierra plana con algunos
arbustos, nos encontramos navegando entre grandes extensiones de hierba y
nenufares en las que el motor puede, en cualquier momento, enredarse
peligrosamente. Despues de apagar el motor un par de veces y guiar la pinaza
con un largo baston, salimos de las hierbas y seguimos normalmente. El rio es
ancho, y alla en las orillas crecen las altas hierbas, y algun que otro
pajarillo blanco surge entre lo verde. Una canoa nos adelanta, el sol ya esta
alto pero no calienta, cosa extraña, y sigo metida en el jersey que me han
prestado. (...)
Esta noche pasada
las estrellas daban miedo, de tan brillantes, y el cielo tan negro, silencio completo,
justo encima de mi. He salido de la tienda y al mirar arriba me ha dado miedo
tanta belleza, una belleza estremecedora. Hablan del desierto por la
noche...seran esas estrellas orgullosas, aplastantes, casi gritan, casi si
extendemos la mano las podemos tocar, como el silencio. Nos nos queda mas
remedio que quedarnos sentados, y reprimir si acaso unas lagrimas delante de
tanta belleza immerecida, aplastante y silenciosa. Demasiada belleza para mis
ojos....”
1-2 nov 02
18 décembre 2006
Comienzo para un libro que nunca fue...
"He decidido escribir. Porque? No sé si tengo algo que contar, ni si sabré contarlo. No sé si vale la pena contarlo. Un libro mas de viaje, de iniciación? Eso es lo que saben hacer los europeos, después de un viaje? Pero a quien le importa? Quién lo querrá leer? Son pincelazos de realidad, de fantasía tal vez, ya deformada por el paso del tiempo y una cierta visión romántica y obsesionada del Viaje como escape, pero todavía prisionera de los olores y la luz de esa mi Afrika, mi paréntesis de lujo. Recuerdos que se agolpan, me sorprenden por la calle, en el trabajo, hablando con amigos y, a menudo, surgen en los momentos más inesperados, incluso dentro de los sueños. Cinco meses después del regreso, después de leer varios libros sobre viajes y sobre Africa, me encuentro delante del ordenador y de una pantalla en blanco, movida por esta necesidad y sabiendo que solo será, con suerte, una historia más.
Dicen que las mujeres escriben para detener
el tiempo, no sé dónde lo leí, pero se
me quedo grabado con una sonrisa, por sentirlo tan justo, tan adecuado. Lo leí
después de haber escrito mi cuaderno de viaje, después de haberme obligado
muchas veces, casi todos los días de ese viaje, a escribir, a contar, sin saber
porque. Y, en efecto, me parece que escribí, y que ahora escribo, para detener
el tiempo, para conquistar un trocito de eternidad, para engañar al olvido y al
Tiempo.También, tal vez, para revivir el
viaje, para acercarme de nuevo a esa mi Afrika, aunque solo sea con las
palabras.
Había
días en los que escribía por hacer algo, mientas observaba pasar a la gente,
sentada en alguna terraza o en la habitación del albergue de turno, sintiendo
una mezcla de miedo y de gusanillo excitante de la aventura, cuando no había amaestrado
todavía ese Tiempo que pasaba de manera diferente y estaba todavía tanteando,
probando esa nueva manera de vivir y moverse. Había días, muchos, que escribía cuando estaba sola, o así lo sentía.
Escribía entonces como agarrándome a un flotador salvavidas, a una practica
racional y segura, para reencontrarme y reencontrar mis referencias, en medio
de lo desconocido. Es esos momentos, sobre todo al principio, escribía también
muchos emails, como necesidad y también por el placer de transmitir sensaciones.
Durante algunas épocas mi cuaderno estuvo guardado en el fondo de la mochila,
no tenia ni ganas ni necesidad, me canse y no pensaba que esas vivencias valían
a pena de ser rescatadas del olvido.
Sin embargo, los recuerdos se quedan
plasmados quiera o no, y surgen inesperadamente cuando menos lo espero: una
persona que se me cruza comiendo un trozo de sandia por la calle evoca en un
instante todos los olores del mercado de La Medine,
en Bamako, la contaminación y la suciedad,
las bicis y motos, los coches y camiones destartalados pasando sin cesar, la
tienda de telas donde trabajaban los sastres, los puestos de plátanos y sandias
enormes y eternas, la honestidad de las mujeres vendiendo, y me veo allí con S., al final de una tarde
sencilla y sudada, y en medio del barullo, compramos dos trozos de sandia y nos
los comemos sentadas en las escaleras de la tienda de telas ya cerrada, en plan
guarro, escupiendo las pepitas y hablando con el vendedor de refrescos, al que
le ofrecemos un trozo. Esos eran trozos de felicidad en estado puro, de
libertad, de sentirse en casa en medio del agitamiento y el desorden, que no
quiero olvidar. Como esos momentos hubo muchos mas y más intensos, tal vez me
guarde algunos, preservados en la memoria o en algún otro trozo de papel, solo
para mí.
Restes
Qu’est-ce
qui reste ?
Des odeurs
artificiels de Belivoir et Maman-Bébé
Des mots
pour tenter d’échapper à l’oubli
Un brin de
beauté
Beaucoup
d’incompréhension
La vieille
bonne solitude
La fumée,
toujours
Des photos
maladroites
Le cliché
des « souvenirs »
Quelques
éléments pour un sourire
Un bord de
piscine -un bord de dune
La mémoire
des bisous
sur le dos
Le soleil
froid
Frustration
Le Temps
qui gagne toujours la guerre
malgré les
batailles qu’on a pu gagner
une
non-rencontre ou bien
une
rencontre hors du Temps, figée
quelque
part
Mais les
violons…tu n’aimes pas….
Sikasso, 5 déc.’02
19 octobre 2006
Innocence
Salut a tous,
bon, voila c'est
comme ça...un grand défi qui commence demain!
ce matin on a
rencontre un mec qui revenait justement de Nyala, il finit son contrat de 6
mois et il pour se reposer, il allait être coordinateur au Liberia. Ca donne
une idée du niveau de fatigue au Darfour...pour aller se reposer au Liberia...hehe
en tout cas il nous a dit qu'il s'est éclaté et que l'ambiance dans la base est
super entre les gens....=)
je vous embrasse
tous fort!











